Dieu que le temps me paraissait long ce mercredi 16 mai au soir, cette fichue réunion à Montpellier qui n’en finissait pas, après une semaine qui restera marquée par des évènements qui remplissent les neurones d’une langueur monotone….
20 h 30, je rentre dans mon boîte à 4 roues direction le garage, chez mes parents, où ma grise dort, des électrodes posées sur son cœur fatigué…. La batterie Spark d’origine (novembre 2000) avait montré des signes de faiblesse alors le temps était venu de l’aider un peu.
Arrivé a Vergèze, je plug les cosses, et confiant, je remets directement la selle en place ; mon père me regarde, circonspect… “T’es sur qu’elle est pas fusillée ta batterie ?” Et moi, avec mon optimisme con et béat, surtout quand il s’agit de mon V11, lui dit “meeuuuuuuh non, c’est solide ça…” et sans que le doute m’habite, contact, zzzzzzzzzzzzz tac, les témoins OK, démarreur et vraouuum ploploploploploplopppp, c’est parti comme une fleur. Et là, je me dis, voilà, demain, y a plus qu’a enfiler la combarde.
Le lendemain, conformément aux ordonnances de Skipper, rendez au péage de Nîmes Ouest, 10 h…
j’arrive par un chemin détourné (cause que je voulais m’acheter vite fait une veste de pluie chez Cardy, mais ces fainéants n’ont pas besoin de travailler plus pour gagner plus, ils ouvrent qu’à 10 h 30…tant pis, je serais mouillé) et je me pose à coté du parking du péage, en tendant l’oreille pour capter la douce mélodie des trompettes de M Vétouine et d’Adjudant Grober.
Sur ce, deux bleus arrivent, tout de Bmw chevauchées, un d’entre eux vient me voir pendant que l’autre inspecte un camion douteux…
Le mien envisage longuement les hanches voluptueuses de ma grise, sous tous les angles et, avec un large sourire derrière ses Ray Bans propres à la « Je veux voir qu’une tête », il me jette : Putain, ça fait plaisir de voir une bécane comme ça, on en voit pas tous les jours….
Là j’ai envie de lui dire de rallier le coté de la lumière mais je me dis que la raison de certains à ses raisons que la raison ignore… Et je décide de le laisser dans son océan d’envie et de stupéfaction, comme un enfant regarde un jouet devant son arbre de Noël.
Bon c’est pas tout, il est 10 h 15 et pas de Guzzi à l’horizon, qu’est qu’ils foutent bon sang ? Je vois bien quelques engins japonisants sortir de la barrière de péage mais pas de Rosso Mandello, pas de grand mère à carbus, rien….
J’envoie un sms à skipper et là, cinq minutes après, de l’autre coté du rond point, je vois la Rouge avec mon Pascal qui me fait signe…..
Nous voilà rassemblés, tous les trois, Grober, Pascal et moi, en route vers les Cévennes. Alès d’abord puis direction Chirac, petit village de la Lozère, où nous devons retrouver Pascal 11 et sa Grise Noire…
Quelques gouttes de pluie sur la route, mais pas de quoi nous rouiller, retrouvailles OK avec notre pote de Narbonne, pause clope.
A ce moment là quelques bécanes troublent notre discussion et voila notre Grober national qui semble reconnaître une bécane qui passe, un gros HD avec un hippie sexagénaire dessus, c’est le tolier du resto qui nous attend pour le déjeuner…
On prend un petit sentier large comme une aixam, bordé de genêts, de sentolines et de pins, exaltés par le soleil après la pluie.
On arrive dans ce gîte des Violles, accueil motard et sourires, pour passer à table : terrine de foie gras, aligot saucisse à volonté et dessert maison aux pruneaux, nom de dieu, on va pas partir léger, surtout quand le moïse de la maison nous sort sa prune locale… On n’y touche pas, sauf un, qui roule avec une vieille blanche avec un grand pare brise, mais on dira pas son nom..
Bref, on repart direction Marvejols avec la ferme intention de se faire une liaison autopista parce que l’aligot se fait lourd dans les estomacs.
Et puis la route mouillée, même si c’est dans la tête, ben, y en a marre, on a envie d’être à l’heure à l’apéro, à St Rémy de Blot.
Pfffiouuuu, ça y est, on y est, dans ce repaire tant espéré ; on y retrouve les têtes amies, ou les avatars connus, et la bière sort des cylindres du bar de route 99. On attend les alsaciens, qui selon toute vraisemblance auraient choisi un trajet à la rude, par la route, avec une étape au buffalo pour fêter un anniversaire ou quelque chose de trouble, bref, ils arrivent enfin…
Repas sympa en compagnie de David, Zig Zag, TofV11 et sa moitié, Pelletier Family, le couple Tiyoux et leur pote Damien triple, Titus, Jean marc et tous les autres…avec un hommage bien mérité pour notre Lolo.
Le soir, on refait le monde autour de Jack (daniel’s) et des brèves de comptoir de Denis : euh après 180, ça va moins vite, on se croirait dans une bd de Joe Bar team
La nuit dans le dortoir est rythmée par les grognements sourds des guzzistes harassés qui rêvent de virolos sans fin… Demain j’achète des boules Quiès
Vendredi, le soleil ne veut pas sortir sa tête des nuages, malgré les appels au serveur vocal de Météo France du chef, rien n’y fait..
Vais mettre ma combarde de pluie dans les valises de la grosse à Grober moi…
Le temps est gris, les bécanes se rangent derrière Lolo direction la truffade pour le déjeuner.
Je pense que pour les tzed 2008, je prendraos une conbinaison de cuir taille 54, parce qu’ à ce rythme, je regarde l’assiette et mon ventre pousse ; la truffade, les amis, c’est énorme, dans ces poêles à volonté, ce fromage fondu, c’est énorme.
On sort de là la panse tendue à bloc, j’échange quelques mots avec Scuralain sur sa ristretto et ses Mistral db killés, puis on file vers un terrain de jeu tracé rien que pour nous, direction Ambert.
Zag, le Skipper, Flying woman et sa moitié, Rafa 22 et Damien filent un train d’enfer, j’ai beau me dire que pour aller plus vite, faut quelque chose en plus, faut que je me fasse une raison, ils sont déjà plus dans mon champ de vision.
J’essaye tant bien que mal, et on arrive à Ambert pour un café à la terrasse en attendant les copains.
Smed arrive et pour une fois, il ne nous fait pas rire, Scuralain a son moulin en croix, carter explosé, l’huile par terre. La Scura est hors service.
On les rejoint pour assister à l’embarquement de la Ristretto dans le camion de dépannage nomme Gérard BORDEL, ça s’invente pas…. ; fin des tzed pour elle.
Le reste du trajet nous gratifie des paysages fantastiques des gorges de ce pays si beau, rythmé par les pauses techniques de la calif capricieuse de grober avec en prime une arrivée au campement au soleil couchant (si si, le soleil, le voilà ce fumier,, quand on rentre, tu le crois ça ?)
Ce soir là, barbec pour se remettre, avec en prime au dessert, un questionnaire mémorable mijoté par Pascal, IzzuGo et Lolo sur la connaisance twinzonesque…..
Lolo hérite d’un livre de recette alsacienne, dédicacé par les gentils membres ; si c’est pas une tentative de récupérer les Tzed en alsace ça…..
David sort vainqueur haut la main du concours, il ira se faire papouiller en thalasso…..
le soir, je me scotche au bar avec mon pote Pascal 11 avec qui on parle de notre sud, coté Aude, Lagrasse, Lacaune, et on évoque même Harley et ses chevelus sectaires, la Kawa Eliminator et autres souvenirs de jeunes cons qui vieillissent.
Pendant ce temps, Pascal, Grober, Denis et les autres sont vissés sur une table, au milieu de la sono qui crache du ACDC et du Deep Purple de la bonne époque, des éclats de rire… L’heure tourne, on se couchera pas encore avant deux heures du mat.
Lendemain matin, le soleil perçe, on se met a espérer….
Départ vers le musée de la moto, sympa comme tout, avec un soleil tout chaud, et une photo souvenir…Lolo a pris pascal 11 et Damien pour aller changer leurs gommards.. Peine perdue, en auvergne, ils bossent pas entre midi et deux.
A propos de midi, l’heure est venue pour moi de partir, de les laisser pour une belle journée de moto, pour un concert de Pile Driver le soir à Route 99, pour un retour entre amis le dimanche..
Les Tzed sont purs, simples, bons, c’est une parenthèse d’authenticité, sans prise de tête, qu’ils durent toujours… Merci à tous et à l’année prochaine.
Publié par : Saes | mai 30, 2007

les propos élégants..les métaphores sensuelles…je m’y suis presque cru sur cette route et sur cette moto…admirant les paysages ..les cheveux dans le vent..aie..oups… c’était juste un courant d’air dans le bureau
merci pour ce petit moment d’évasion…je fais finir par aimer la moto
Par Chou le mai 30, 2007
à 4:46